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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 19:33


J' devais repasser à Strasbourg ... par obligation pas par choix.
Dès la gare de Mulhouse, une irrépressible envie de m'en fuir me submerge : cette ville est peuplée de 15 ans de fantômes et pas que de sympathiques genre Gasper, aussi des coriaces qui vous prennent au dépourvu et ne vous lâchent pas avant de vous avoir vider (moralment et physiquement, s'entend). Mais bon, comme dit, il fallait y aller, pas le choix. Alors histoire de planter l'ambiance, je me cole sur les oreilles un bon vieux jazz (pas si vieux tout de même) et je sors mon polar (contre le blues, rien de tel que le jazz ! ), je monte dans le train regarde aurtour de moi ; heureusement, le vagon est vide ou presque - Pas de vieilles qui jazzent et racontent leur vie en pseudo germanique ni de niards qui vous couinent dans les oreilles ... Tout n'est pas perdu ici bas ! - et je laisse la musique et la plume vigoureuse de Stieg Larsson m'enporter vers un ailleurs qui, s'il n'est pas plus rose que l'ici (j'ai une sainte horreur des roman à l'eau de rose!!) me sors au moins de mon marasme. Les minutes passent, les kilomètres défilent ... Et me voilà à Strasbourg, terminus du train, pas le choix ! Et là, reour à la réalité : la gare bondée de monde en cette époque de Nôel et tous ces badeaux béatement heureux qui me narguent du haut de leur bonheur, tout ça vous saute à la gorge genre pitt Bull affamé et vous donne envie d'en découdre à coup d'avoineuse gros modèle, rien que pour leur ôter leur sourire niais de la face, à ces ignards. Et avec ça voilà les souvenirs qui rappliquent ... les beaux mais avec la couleur jaune pisse d'une photo trop vieille et surtout les mauvais, les vicelards : ceux qui que t'a rien à faire là, dégage !
Histoire de tuer le temps (c'est bien le seul qu'on puisse tuer sans rien risquer !) je me réfugie dans un resto. qui m'avait tapé dans l'oeil autrefois en me disant qu'avec un peu de chance le steack aura le même effet que la madeleine chez Proust. Mais bon fallait pas rêver : le taulier avait changé et la bouffe n'était plus bonne.
TRompé par les morts, j'appelle un vivant (avec lui, on peut toujours parler !) mais là aussi, j'étais pas le bien venu... j'ai filé à mon rendez-vous et sitôt aprés je suis retourné chez moi où mont chat m'a accueilli en ronronnant (peut-être à cause du sac de croquettes qui pendait à mon bras) et je me suis laissé consolé par Keith Jarret!

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Published by Petrus002 - dans coups de gueule
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  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Petrus002
  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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