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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 13:36

affg-copie-2Eyes of War par David Tanovic. avec : Colin Farrell (Mark Walsh), Paz Vega (Elena Morales), Christopher Lee (Joaquín Morales), Kelly Reilly (Diane), Jamie Sives (David), Branko Djuric (Docteur Talzani), Mozaffar Shafeie (l'assistant de Talzani), Luis Callejo (le Commandant de Pesh Merga), Alex Spijksma (le Sergent de Pesh Merga (sous le nom Alejandro Sánchez))



Sortie le 16 juin 2010

 

  Le Réalisateur :

 

Né en Bosnie-Herzégovine, Danis Tanovic voit en 1993 ses études qu’il poursuit à l’Académie des Arts de Scène de Sarajevo interrompues par la guerre.

Responsable des Archives filmées de l’armée bosniaque pendant les deux premières années de guerre, ses images ont été reprises dans de nombreux films et reportages à travers le monde. Il se forme ensuite à la réalisation à l’INSAS de Bruxelles, et a, par la suite, réalisé de nombreux documentaires, sponsorisés par plusieurs hautes instances internationales dont le gouvernement bosniaque et le European Humanitarian Office.

Plusieurs de ces films racontaient les effets de la guerre de Bosnie sur les personnes ayant traversé cette épreuve ou ayant été directement impliquées dans le conflit. Un de ces films s’intitule Portraits d'artistes pendant la guerre (1994) et prenait pour sujets quatre artistes pendant le siège de Sarajevo.

Le travail de Danis Tanovic a été récompensé par de très nombreux prix. Ainsi L'Aube (1996) a reçu le Grand Prix du Festival du Film d’Auxerre, le Prix du Meilleur documentaire aux European Union’s Echo Awards, ainsi que le Premier Prix du Festival du Film de Fribourg.

Son film Ça ira, autour de la vie quotidienne dans la Bosnie contemporaine, a été de son côté récompensé au Festival du Cinéma du Réel de Paris. No Man's Land (2001) quoique toujours centré sur le conflit bosniaque, est son premier long métrage de fiction, et a fait sensation au Festival de Cannes où il était en compétition officielle et où il a récolté le Prix du Meilleur scénario. Il décroche par la même occasion le César de la meilleure première Oeuvre.

En 2003, il revient au Festival de Cannes mais en tant que membre du jury de la compétition officielle.

 

Synopsis :


Photographes de guerre chevronnés et amis de longues date, Mark Walsh ( Collin Farrell)  et David (Jamie Sives) sont en mission au Kurdistan.


Tandis que Mark décide de rester sur place quelques jours en quête du scoop susceptible de le rendre célèbre. David ne supporte plus la violence et le désespoir quotidiens et décide rentrer pour retrouver sa femme Diane, qui attend un enfant.


Grièvement blessé, Mark échoue dans un hôpital de campagne. Rapatrié à Dublin il apprend que David, lui, a disparu. 

 

S'amorce ensuite une longue convalescence doublée d'une toute aussi longue anamnèse pour Mark, aidé de Joaquin Morales, son beau père, ancien psychiatre au service de Franco.

 

Commentaire :


   "Eyes of War est un récit complexe, expliqique David Tavonic, le réalisateur, il parle de la manière dont on survit à une guerre, de ceux qui en reviennent et de ceux qui n’en reviennent pas… J’aime beaucoup les reporters de guerre car ils n’essaient pas de se faire passer pour des héros. Ils sont humains et cyniques à la fois. Eyes of War parle d’amour, et l’amour est au centre du film." 


   Et effectivement, Eyes of War est un film d'amour avant d'être un filmde guerre. D'avantage centré sur le "retour à la civilisation" de Mark que sur d'éventuels actes héroïques, David Tavonic,  a su décrire le courage et l'humanité de ces reporters qu'un idéal et - peut-être le goût de l'aventure et le besoin d'adrénaline - pousse à aller là où la guerre éclate et où leur vie, à chaque instant, ne tient qu'à un fil.

 

 

Malgré de trés bonnes prouesses d'acteurs, David Tavonic ne parvient cependant pas à élever le débât au dessus du constat du traumatisme vécu par le héros. Et malgré le ressort inattendu de la venue  du  docteur Joaquin Morales, thérapeute d'élection des officiers franquistes traumatisés par les atrocités qu'ils avaient eux-mêmes commises, le film ne parvient pas élever le débat.

 

Cependant, en dépit de ces quelques réserves _ ou critiques - Yes Of War reste un émouvant homage à cette génération de journalistes qui quotidiennement risque leur vie pour nous informer ce qui se passe ailleurs.

 

 

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Published by Petrus002 - dans Films
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  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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