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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:20

Cornwell Patricia - Le Voile rouge : une enquête de Kay Scarpetta  - Editions des deux terres - mars 2012 - ISBN 978-2-84893-112-8

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J'avais lu presque toutes les enquêtes de la célèbres enquêtrice Kay Scarpetta et je les avais lues avec beaucoup de plaisir. L'écriture énergique, les personnages attachants et des intrigues riches et bien menées étaient désservies par une parfaite connaissance du milieu médico-légal. Tout celà contribuait à faire des romans de Patricia Cornwell les best steller qu'ils sont devenus.

   Mais depuis quelques épisodes (depuis Le Dossier Benton, plus précisément), le rythme de l'écriture semblait s'essouffler et la vie privée des personnages semblait prendre le pas sur l'intrigue policière. Des intrigues policières ont passait peu à peu aux intrigues de coeur. Sans doute cette inflexion de l'écriture n'est-elle pas pour déplaire au lectorat féminin (que j'imagine volontier nombreux), mais moi qui suis de la vieille école - d'aucun diraient : puriste - ne peux que regretter de voir de bonnes histoires diluées dans des histoires de coeur (pour ne pas dire pire). Aussi, j'avais cessé de les lire par ennui ou par lassitude.

  Récemment, j'ai soudainement décidé de donner une seconde chance à la célèbre enquêtrice de Patricia Corwell et je me suis plongé dans la lecture du Voile rouge.

   Au début, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé les personnages qui autrefois avaient bercé mes lectures : Kay Scarpetta, enquêtrice principale, wonderwooman en blouse blanche et experte en médecine légale ; Pete Marino, son célèbre acolythe, flic bourru et revêche mais enquêteur de choc dont la tenacité ferait blémir un pit bull ;  Benton, le mari de Scarpetta, expert profileur au FBI, et Lucy, la nièce prodige, as de l'informatique et du combat en tout genre. Mais trés vite une certaine lassitude m'a pris. Pendant les 50 premières pages, il ne se passe strictement rien ! L'histoire s'étire en longues considérations psychologiques sur le couple Scarpetta - Benton et sur les événements passés (qui sont dramatiques, il est vrai mais un simple rappel des événements auraient amplement suffi), et l'on attend, pour savoir où celà va nous mener, les derniers chapitres où les événements s'accélèrent, les pièces du puzzle criminel s'assemblent peu à peu, laissant deviner, au goute à goute, une fin aussi machavellique que possible, ourdie par l'Ennemi implacable et insaisissable ...

   Mais le Plan échoue, non pas tant grâce à l'ingéniosité des enquêteur mais presque par lui-même, laissant le lecteur (moi en l'occurence) sur sa fin. Tout ça pour ça ?!

 

   Bref, si vous êtes un (une ?) inconditionnelle de Patricia Cornwell et de Kay Scarpetta et qu'il vous tarde d'en savoir d'avantage de la vie affective de notre trio d'enquêteur, alors sans aucun doute ce livre est fait pour vous. Mais si comme moi, vous recherchez l'intrigue policière plus que l'intrigue amoureuse, si la vie privée des enquêteurs vous intéresse autant que celle des drosophiles, alors, comme moi, vous serez sans doute déçu par ce roman.

 

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Published by Petrus002 - dans Polars
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sylvie 25/10/2012 13:22


Je partage cette analyse : d'abord en "poche", ensuite à chaque nouvelle sortie brochée, j'ai longtemps suivi Scarpetta, mais je me suis lassée… Dommage. Peut-être les derniers quand ils
sortiront en poche, mais plus question de payer le prix fort.

Petrus002 23/10/2012 01:24


je viens de regarder des photos de la dernière dédicace de Patricia Cornwell et je ne pensais pas avoir autant raison : son public est à 70% féminin ... d'où une question : est-ce dû à
l'évolution de son écriture ou a-t-elle fait évoluer ses récits pour plaire à ce nouveau public ?

Présentation

  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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