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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 06:48
censure-internet-liberte-L-1Encore une fois, les adolescents ont prouvé leur capacité à s'approprier les outils de l'information et de la communication pour désservire leur propres intérêts.

Une enseignante d'anglais d'un collège Marseillais a porté plainte contre un groupe d'élèves de 3 ème qui avaient créé un groupe de discussion sur le réseau social "Facebook" pour réclamer son départ. L'enseignante, encouragé par sa hiérarchie a officiellement porté plainte contre l'élève auteur du groupe de discussion et contre tous ceux qui avaient publiés des messages insultants dans ce groupe.

Ce nouvel incident révèle une fois de plus combien une éducation aux enjeux de l'utilisation des TIC reste indispensable dans les établissements scolaires. En effet,  la simplification et la convivialité toujours croissante des outils du web 2.0 ont mis à porté des adolescents des moyens accrus de communication ... et leur ont donné le pouvoir de se constituer en véritables "groupes de pressions" (lobbies) pour faire entendre leurs intérêts souvent contre ceux des équipes éducatives.

Que les élèves s'approprient les outils du web 2.0 pour s'exprimer collectivement et faire entendre leurs intérêts pourrait constituer en soi une avancée des moyens de la liberté d'expression au sein d'une démocratie (aprés tout, les partis politiques, les syndicats et autres groupes d'intérêts fonctionnent ainsi depuis longtemps) mais il demeure que cette liberté d'expression reste encadrée par des lois et que ces mêmes lois interdisent formellement de se défouler verbalement sur qui nous a déplu. Aussi ce n'est pas parce que l'on s'exprime sur internet, protégé (crois-t-on) derrière son écran, que l'on échappe à ses lois - les élèves de cette classe de 3 ème l'apprendront à leur dépends lorsqu'ils recevront la convocation du commissariat de police.

Aussi, que faire ? Si l'interdiction ou la suppression des réseaux sociaux  dans les établissements scolaires reste une réponse brutale, aveugle et au demeurant stupide à ce genre de comportement (tout comme le fait de vouloir suspendre la connexion internet des "pirates" d'internet (Cf le projet de Loi HADOPI)) , une autre voie serait de former et d'éduquer les élèves, mais aussi les adultes (parents, enseignants, éducateurs, ...) aux usages citoyens de l'Internet.

Cette "éducation à l'information" (Information Literacy) -puisque c'est d'elle dont il s'agit - ne doit plus être une éducation aux seuls outils de l'information (à leur manipulation) comme c'est encore trop souvent le cas dans les lycées et collèges à travers les certifications du B2I collèges et lycées puisque d'une part les élèves ont magistralement fait la preuve de leur aisance technique à l'usage de ces outils souvent bien moins maîtrisés par les adultes, et d'autre part parce que de tels usages induisent de nouvelles responsabilités de la part des usagers des TIC et que ce sont précisément ces responsabilités que les "jeunes" méconnaissent sous prétexte qu'Internet serait un territoir de libertés. En permettant à tout un chacun de devenir auteur et éditeur de ces idées et opinions, Internet aura également engagé la responsabilité des adolescents (et de leurs parents) aux droits et devoirs qui régissent la liberté d'expression et la protection de la personne.

A cet égard, il faut louer la réaction de la hiérachie de cette enseignante qui - une fois n'est pas coutume - a fait bloc derrière la prof incriminée et a décidé d'une part de rappeler les élèves à la loi (la fameuse convocation au comissariat de police pour les auteurs du déli) et d'autre part de "profiter de l'événement pour sensibiliser l'ensemble des élèves du collège au cadre législatif des usages d'internet.

Notons aussi que de nombreux dispositifs existent déjà au sein des programmes des lycées et collèges pour une éducation à l'information (ECJS, modules, TPE, etc.) et qu'un tel enseignement fait partie des missions des professeurs documentalistes depuis la création du CAPES de documentation. Cependant dans bien des établissements, ces derniers se trouvent seuls, isolés dans leurs CDI, surchargés de travail (et oui les prof. doc. ne font pas que sdépoussiérer des livres et coller des étiquettes !) et n'ont pas le temps à consacrer à cette formation pourtant si nécessaire.

La solution serait tout naturellment de multiplier le nombre de professeurs documentalistes au sein des établissements scolaires  ... mais pour l'instant les priorités de l'Education Nationale ne semblent pas vouloir le réaliser ... et les enseignants de se retrouver avec toujours plus de responsabilité et toujours moins de moyens pour les mettre en oeuvre. 
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 19:12
Gallerne, Gilbert.Au pays des ombres / éditions fayard. Paris.  2009.392 p. ISBN 978-2-2213-61850-6.
Prix du quai des orfèvre 2010


Au pays des ombres, le dernier né de Gilbert Gallerne - auteur de Le patient 127 ,Bellefoarton15749-6c019.jpgnd, 2004; L'ombre de Claudia, France Loisir; 2003, Le prix de l'angoisse, Belfond, 2002; La mort au soleil, Flammarion, 2000; Magie noire,  Baleine 2007 et Teddy est revenu, Claude Lefranc, 1997 - nous entraine une fois de plus au coeur de la noirceur de l'âme humaine.

Le héro -Vincent Brémont; lieutenant de police à la PJ de Paris - se trouve embarqué bien malgré lui dans une affaire qui va lui faire revivre l'un des pires moments qu'il ait eu à vivre : le suicide mystérieux de sa femme et l'enquête interne qui s'en est suivi. Pris en tenaille entre les soupçons des forces de police de Cabourg qui le soupçonnent d'avoir froidement liquidé un malfrat devant chez lui et les intrigues que ses ennemis ne cessent d'ourdire contre lui, il devra affronter les fantômes de son passé et dénouer un à un les fils d'une intrigue dont il aura bien du mal à sortir indemne.

Le style énergique et prégnant mais évitant constamment le cliché et la vulgarité nous plonge trés vite dans l'atmosphère désespérée et désabusé propre au héros de polars, la narration - quoi que parfois trop linéaires - nous mène comme mus par une inexorable fatalité vers une fin que l'on ne peut qu'imaginer tragique (et que l'on aurait presque souhaité telle).

On peut cependant regréter le côté trop typé du héro flic à la dérive alcoolique, veuf, inconsolable et père de famille qui donne un ton légèrement cliché au personnage principal. De même, il est domage que le dénouement de l'affaire, le fin mot de l'histoire, trouve sa résolution ou son origine dans le témoignage d'un personnage extérieur au huis clos de l'affaire. Cette sorte de "deus ex machina" nous prive du plaisir d'avoir presque dénoué l'affaire avant la fin - d'autant plus que le ressort est assez gros finalement .

Mais en fin de compte, l'aisance d'écriture de Gilbert Gallerne et l'énergie de son style nous font bien vite oublier ces réserves.




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Published by Petrus002 - dans Polars
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 19:33


J' devais repasser à Strasbourg ... par obligation pas par choix.
Dès la gare de Mulhouse, une irrépressible envie de m'en fuir me submerge : cette ville est peuplée de 15 ans de fantômes et pas que de sympathiques genre Gasper, aussi des coriaces qui vous prennent au dépourvu et ne vous lâchent pas avant de vous avoir vider (moralment et physiquement, s'entend). Mais bon, comme dit, il fallait y aller, pas le choix. Alors histoire de planter l'ambiance, je me cole sur les oreilles un bon vieux jazz (pas si vieux tout de même) et je sors mon polar (contre le blues, rien de tel que le jazz ! ), je monte dans le train regarde aurtour de moi ; heureusement, le vagon est vide ou presque - Pas de vieilles qui jazzent et racontent leur vie en pseudo germanique ni de niards qui vous couinent dans les oreilles ... Tout n'est pas perdu ici bas ! - et je laisse la musique et la plume vigoureuse de Stieg Larsson m'enporter vers un ailleurs qui, s'il n'est pas plus rose que l'ici (j'ai une sainte horreur des roman à l'eau de rose!!) me sors au moins de mon marasme. Les minutes passent, les kilomètres défilent ... Et me voilà à Strasbourg, terminus du train, pas le choix ! Et là, reour à la réalité : la gare bondée de monde en cette époque de Nôel et tous ces badeaux béatement heureux qui me narguent du haut de leur bonheur, tout ça vous saute à la gorge genre pitt Bull affamé et vous donne envie d'en découdre à coup d'avoineuse gros modèle, rien que pour leur ôter leur sourire niais de la face, à ces ignards. Et avec ça voilà les souvenirs qui rappliquent ... les beaux mais avec la couleur jaune pisse d'une photo trop vieille et surtout les mauvais, les vicelards : ceux qui que t'a rien à faire là, dégage !
Histoire de tuer le temps (c'est bien le seul qu'on puisse tuer sans rien risquer !) je me réfugie dans un resto. qui m'avait tapé dans l'oeil autrefois en me disant qu'avec un peu de chance le steack aura le même effet que la madeleine chez Proust. Mais bon fallait pas rêver : le taulier avait changé et la bouffe n'était plus bonne.
TRompé par les morts, j'appelle un vivant (avec lui, on peut toujours parler !) mais là aussi, j'étais pas le bien venu... j'ai filé à mon rendez-vous et sitôt aprés je suis retourné chez moi où mont chat m'a accueilli en ronronnant (peut-être à cause du sac de croquettes qui pendait à mon bras) et je me suis laissé consolé par Keith Jarret!
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Published by Petrus002 - dans coups de gueule
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 12:09
Lundi dernier, lors d'un des premiers débats sur le thème de l'identité nationale organisé à Verdun (autre ville à forte connotation historique s'il en est) le maire UMP d'un petit village de 40 habitants a bien malgré lui donné le ton et l'intention de son parti sur les sous-entendus de l'opportunité de débattre de l'identité nationale.

Interrogé par les journalistes sur l'oppotunité de ce débat, il aurait répondu : «Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer». ... «Y'en a déjà dix millions», «dix millions que l'on paye à rien foutre».

Aprés celà, il devient difficile de nier que le débart sur l'identité nationale ne soit pas un écran de fumée pour masquer une "nouvelle" politique d'immigration ou d'exclusion, d'autant plus que celle-ci est orchestrée par le ministère de l'immigration et de l'identité nationale (rapprochement significatif s'il en est !) et que le porte parole de l'UMP n'a même pas jugè bon ni utile de condamner "l'écart de parole" de cet élu !!

C'est d'autant plus regrétable qu'un véritable débat sur l'identité nationale aurait pu être l'occasion de réconcilier les français avec la France et de s'interroger (enfin) sur la finalité d'un Etat (entre recherche mercantile de profit et recherche de  l'intéret commun).

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 03:04
Un récent article du Monde, daté du 21 novembre 2009, relate un événement survenu dans un lycée du 13 ème arrondissement à Paris. Une classe de Terminale STG (Science et Technique de Gestion) aurait signé et transmis une pétition demandant au proviseur de "changer de prof d'anglais" car cette dernière les aurait empêcher - leur aurait interdit ! - de téléphoner, de se maquiller en classe !!

Cet événement aurait pu avoir de quoi faire sourir si  le vocabulaire ordurier employer par les élèves de cette classe ne témoignait pas du profond mépris de ces derniers pour leur enseignant ainsi que de l'ignorance et de l'irrespect le plus total pour l'enseignment qui leur est donné.

En effet, le simple fait que cette classe de STG ai choisi de se manifester par les voies de la démocratie (la pétition) pourrait présager d'une assimilation des valeurs et des procédé de la liberté d'expression dans une démocratie. Aprés tout une autre classe, moins démocratique aurait pu choisir des moyens plus "musclés" pour signifier la même chose !

Reste que cette manifestation démocratique paradoxale témoigne aussi de la marchandisation du système scolaire qui conduit élèves et parents d'élèves à imposer leurs exigences et leurs préférences au personnel des établissements scolaires.  Si dans le système marchand il est accpeté que le client soit roi, dans le système scolaire l'élève reste subordonné au enseigants et au personnel de l'établissement et les parents d'élèves demeurent des partenaires de l'éducation et non des clients d'une prestation de service. La différence est faible mais elle est importante dans la mesure où elle garantie la liberté pédagogique de l'enseignant et l'indépendance de l'éducation vis à vis de l'économie marchande condition de la formation de l'esprit critique chez les jeunes.

Souhaitons tous nos encouragements à cette enseignante !! Au train où vont les choses, la "gestion de la classe" risque de plus en plus de ressembler à du dressage de fauves ... sans fouet ni bâton !!
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:43
C'est à la Chapelle en Vercors, haut lieu de la résistance française contre l'occupation allemande que Nicolas Sarkozy a choisi d'exposer, le 13 novembredernier, sa "vision" de la France et de l'identité Française. Au delà des enjeux politiciens inévitables de ce genres d'exercices de style (élections obligent), ce discours révèle les travers et les faiblesses de notre président (rappelons qu'il est sensé nous représenter !) en matière de culture historique.

En effet la vision historique de notre président semble se rapprocher d'avantage de l'historiographie patriotique des débuts du XXème siècle, voir de l'entre deux gerres que du regard et de la connaissance historique que devrait posséder (du moins il me semble) tout chez d'Etat digne de ce nom. Ainsi, rappelant  la sacrifice des maquisards du Vercors et citant Malraux pour appuyer son propos, notre président semble oublier que de nombreux maquisards n'étaient pas des citoyens français mais des réfugiés de tous les pays envahis par l'Allemagne nazie venus trouver refuge et continuer à se battre contre l'occupant. Aussi peut-on penser que ce qui les motivait, "la force étrange qui les poussait à risquer leur vie", pour reprendre les mots dui président, n'était pas tant une haute idée de la France que le refus d'un régime et d'une idéologie qui avait su faire de l'identité nationale la pierre angulaire d'une politique d'exclusion et d'extermination à grande échelle ... mais celà, notre président ne l'a pas dit.

S'il ne l'a pas dit c'est parce que, à sa façon aussi, il entend se servir de l'identité nationale comme critère de discrimination pour départager les français entre eux, pour séparer le bon grain de l'ivraie, les "bons" français qui travaillent, vont à l'église le dimanche, et dont les enfants suivent docilement les enseignment de leurs professeurs, de tous ceux qui ne font que parasiter notre beau pays (qui bénéficient de la sécurité sociale sans agire pour la France, qui osent bénéficier des allocations chômage et ne cherchent -mais peut-être ne trouvent-ils seulement pas - de travail, qui profitent de la gratuité de l'école - ce qui paraît normal vu qu'elle est également obligatoire jusqu'à 16 ans - et n'ont aucune considération pour les enseignants et l'institution, etc).

Cette vision de l'identité nationale mêlant le patriotisme bondieusard et les plus grossières images d'épinales n'est pas sans rappeler - étrangement - les discours belliqueux de la droite de l'entre deux guerre stigmatisant les juifs, les francs maçons et les communistes de parasites et de profiteurs. C'est qu'il est toujours plus efficace de désigner un bouc émissaire que de chercher les causes véritables de la crise ou, pour reprendre les mots de notre président, il est plus aisé de renoncer à "la haine de soi" pour se consacrer à la haine de l'autre, de l'étranger, de l'imigré ... mais c'est aussi ainsi que l'on s'éloigne et que l'on baffoue un peu plus le véritables valeurs de la France ... mais celà notre président ne le sais visiblement pas.

Enfin, rappelons qu'à ne pas vouloir se connaître soi-même (rappelons que de l'aveu présidentiel, il s'agit de la phrase la plus stupide qui soit) on finit par ne plus connaître les autres et par les haïre.

En conclusion, si c'est vers cette France que l'on nous mène, vers une France de rejet, d'intolérance et de patriotisme belliqueux, alors je n'ai pas peur de le dire : De cette France là, Monsieur le président, je n'en veux et n'en voudrais pas , même pour tout l'or du monde !!
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:23
"Les chiffres ne mentent pas mais avouent sous la torture." Keynes

Exemple : Je dis : "Depuis que ma femme a le permis de conduire, ma voiture est toute cabossée" où "je constate qu'à partie de la date "d" où ma femme a eu le permis de conduire, le nombre d'ccocs sur ma voiture a fortement augmenté."

Conclusion immédiate : c'est ma femme qui cabosse ma voiture, elle ne sais pas conduire (d'ailleurs c'est une femme et les femmes ne savent pas conduire)

mais ....

c'est peut-être que je suis plus nerveux depuis qu'elle a le permis, et que je me suis mis à boire ... du coûp je conduis comme un sagouin et je cabosse ma voiture!

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:27
"Tout ce qui ne me tues pas me rend plus forts"
Nietzsche Friedrich, Le crépuscule des Idoles 
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Présentation

  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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