Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:24

 

220px-Anne_Cuneo_f2669200.jpg

Au début de la guerre, en 1939, Anne Elise Cuneo, rentre avec sa famille à Milan. Après la mort de son père, Alberto, en 1945, elle passe sa jeune enfance dans divers internats et orphelinats religieux en Italie, puis à Lausanne en Suisse en 1950.

Cette même année, elle fugue pour aller apprendre l'anglais en Angleterre, à Plymouth et Londres et découvrir la culture anglo-saxonne durant une année. De retour en Suisse, elle poursuit ses études secondaires et universitaires à Lausanne, où elle obtient, en 1964, une licence ès lettres. Elle parfait sa formation comme conseillère en publicité et comme journaliste. Elle devient suisse par mariage.

Anne Cuneo exerce successivement les métiers de serveuse, monitrice, téléphoniste, secrétaire, traductrice, enseignante, journaliste, scénariste et réalisatrice de cinéma.

En 1967, elle publie son premier roman Gravé au diamant. Éclectique, Anne Cuneo partage son temps entre la création dans presque tous les domaines de la littérature et du journalisme. Son œuvre est animée par une participation spontanée aux courants modernistes.

Ses premiers romans traitent de l'immigration avec Portrait de l'auteur en femme ordinaire, la maladie, suite à son cancer du sein, avec Une Cuillerée de bleu ou encore la guerre, avec Les Corbeaux sur nos plaines. Essayiste, elle dessine des portraits des milieux du spectacle comme Le Piano du pauvre, Le Monde des forains ou Benno Besson et Hamlet.

Dès 1987, elle collabore comme journaliste indépendante, au journal de la Télévision suisse romande.

En 1998, Anne Cuneo publie son premier roman dit «policier» (mais qu’elle qualifie de «roman social»), Âme de bronze – suivi en 1999 par D’or et d’oublis puis en 2000 par Le Sourire de Lisa – où l’on retrouve l’enquêteuse Marie Machiavelli. Ses ouvrages, constamment réédités et traduits en allemand, sont tous de grands succès de librairie en Suisse.

Elle a également participé à des expériences cinématographiques, radiophoniques et théâtrales. De l’écriture, elle a passé à la mise en scène et à la réalisation.

Repost 0
Published by Petrus002 - dans Auteurs
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:12

Cuneo Anne. Le Maître de Garamond : Antoine Augereau, graveur, imprimeur, éditeur, libraire. Librairie générale française, Le Livre de poche. 20 Octobre 2004, Poche, 630 pages. ISBN : 978-2-253-10995-2

 

 9782253109952-copie-1.jpg

 

Paris, 25 décembre 1534. Pendant que dans leurs chaumières les parisiens  se préparaient à fêter la Noël, sur la Place Maubert on s'apprêtait à pendre un homme suspecté d'hérésie. Cet homme : Antoine Augereau, imprimeur, éditeur et graveur de caractères typographiques. On le suspectait d'avoir été à l'origine des placards séditieux contre la Messe et l'Eglise catholique.

 

Mais qui était vraiment Antoine Augereau ? Les accusations qui lui ont values d'être condamnées étaient-elles fondées ? Ou n'était-il qu'un bouc-émissaire ?

 

Antoine Augereau était une de ces personnalités à l’autorité naturelle qu’on remarque non pas parce qu’elles veulent se faire remarquer, mais parce qu’elles dépassent du moule commun. C’était un homme de lettres, un érudit, probablement un théologien. Il savait non seulement le latin comme tout un chacun, mais aussi le grec, qu’il écrivait, gravait et publiait. C’était un grand imprimeur, et il a sans doute été un grand pédagogue. Il a créé et transmis les caractères typographiques qui ont – directement ou indirectement – modelé ceux dont nous nous servons encore de nos jours. Il était l’imprimeur (c’est-à-dire l’éditeur) de Marguerite de Navarre, la sœur du roi François Ier. Comment en éatait-on arrivé à condamner un homme pareil ?

 

C'est son plus fidèle disciple et apprenti - Claude Garamond - qui se charge de raconter l'histoire  de son Maître (et la sienne par la même occasion). Il relate la naissance d’Antoine Augereau dans un milieu où se côtoient artisans et quelques-uns des intellectuels les plus brillants des débuts de la Renaissance française, qu’il s’agisse de droit, de médecine ou de mathématiques, son enfance à Fontenay-le-Comte à l’ombre du couvent où a vécu François Rabelais, son apprentissage à Poitiers, son immersion dans le milieu le plus érudit du Paris de son temps, ses discussions avec Geoffroy Tory, Robert Estienne, Clément Marot, avec lesquels il inventera l’usage des accents et de la cédille, ses premiers contacts avec la pensée des humanistes et avec celle de la Réforme naissante. Et enfin, son édition du Miroir de l’âme pécheresse, écrit par la sœur du roi de France, dont les théologiens de la Sorbonne désapprouvent la pensée ; comme la Sorbonne, gardienne jalouse d’une orthodoxie qu’elle voudrait figée et sans faille, ne peut pas condamner la sœur du roi, c’est Augereau qui paiera pour elle.

 

Mais Le maître de Garamond est aussi autre chose : c’est un voyage aux sources de la typographie, de l’imprimerie et de l’édition modernes. C’est le grouillement de la Grand-Rue Saint-Jacques du temps où elle abritait plusieurs imprimeurs par maison. C’est la pensée la plus moderne en train de se forger, une pensée humaniste, loin de tout fanatisme, ouverte, généreuse, qui rêve d’universalité : des hommes et des femmes lui sont à tel point attachés qu’ils sont prêts à mourir pour la défendre. À Antoine Augereau, elle coûtera la vie.

 

Une aventure extraordinaire et merveilleusement documentée dans l'univers de naissance de l'imprimerie. Un récit captivant, envoutant, à lire et relire sans modération !!


 

 


 

 

INTERVIEW EXPRESS de la romancière Anne Cuneo
Dumas chez les typographes

- Comment avez-vous découvert Augereau?

- Par hasard, bien sûr. En réalisant un film sur le grand typographe suisse Adrian Frutiger, j'ai interrogé un spécialiste alémanique qui m'a raconté, hors caméra, l'étonnante histoire d'Augereau. Mon cameraman s'est écrié: "Bon Dieu, c'est un film!" et moi "Bon Dieu, c'est un roman!" J'ai commencé des recherches pour un scénario et voilà, quatre ans plus tard, c'est... un roman.

- Qu'est-ce qui vous a passionnée dans cette histoire, la typographie ou la religion?

- Je me suis rendu compte tardivement de ce qui saute aux yeux en lisant ce bouquin: religion, politique et typographie ou imprimerie sont une seule et même chose! J'ai paniqué face aux subtilités du mouvement évangélique - ces gens ne se voulaient pas réformés, pas luthériens - et j'ai arrêté. Puis j'ai découvert une étude sur Augereau, dont l'auteur, une adorable octogénaire, m'a beaucoup aidée dans mes recherches. Je suis ensuite allée sur les lieux de jeunesse d'Augereau et j'ai découvert que Rabelais y vivait exactement aux mêmes années dans une ville pas plus grande que la Cité à Lausanne, du château à la Palud! Ils n'ont pas pu ne pas se connaître.

- Vous prenez-vous pour Dumas ?

- Non, mais c'est mon idole. Les trois mousquetaires ont changé ma vie, j'y ai appris le français, et à vingt ans je pouvais terminer n'importe laquelle de ses phrases. J'ai lu absolument tout Dumas et depuis une semaine j'oscille entre indignation - comment a-t-on osé le déranger de sa tombe de Villers-Cotteret, là où il voulait reposer? - et bonheur - enfin on lui donne au Panthéon la place qui lui revient. Car au fond on s'est moqué de lui: il n'y pas longtemps qu'on a enfin établi une édition critique de son oeuvre

 

 


 

 


Repost 0
Published by Petrus002 - dans Romans
commenter cet article
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 22:34

Réveillé à minuit de ma torpeure éthilique par un vacarme aussi assourdissant qu'inconnu, je me hasarde, encorer engourdi, harard, dans la ruelle, presqu'un un coupe gorge, assombrie par la nuit et envahie par une foule hillarde et avinée.

 

P1010737

 

Jouant des coudes et des point, je me faufile parmis les badauds et les ribaudes, visiblements massés autours de la source de mon réveil brutal. Attroupés en un cortège bariolé, vêtus d'horipaux pourpres et violets, armés d'instruments étranges et bruyants, un groupes d'autochtones jouait avec fougue et passion (à défaut de talent ...) pour le plus grand plaisir des badauds.

 

P1010736

 

La fête terminée, l'alcool dissipé, je retournais à mes pénates et retrouvais mon chien, mon canapé ... et ma bouteille.

Repost 0
Published by Petrus002 - dans Actus
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 14:47

Bracq Virginie. Notre Dame des Bargeots: une enquête de Véra Cabral.  Pocket : 13/10/2005. Nombre de pages : 352 ISBN : 2266152149

 

arton1706-86e26

 

   Alors que Véra Cabral, urgentiste de choc au Centre d'Intervention Psychiatrique est appelée par son patron, le tout puissant docteur Frédércic Russel, elle est loin de se douter dans quelle affaire elle va, malgré elle, être entraînée.

 

  Arrivée sur les lieux, dans la luxueuse résidence du professeur Russel, elle découvre avec horreur, gisant sur l'épaisse moquette du living room, le corps démembré, atrocement mutilé, d'une jeune fille et à côté d'elle, dans un état catatonique, le propre fils du professeur Russel.

 

   Pour éviter la prison à son fils, il demande à Véra de diagnostiquer une crise de démence. Difficile de dire non, d’autant plus que Russel est puissant et qu’il pourrait faire décoller la carrière de l’urgentiste.  Mais voilà, à trop vouloir fouiner dans les affaires de famille de son patron, Véra découvre de sombres secrets ... et finit par être mise au placard.

 

   Mais il en faut plus pour décourager notre urgentiste et, malgré un contrôle fiscal inopiné, des affaires de famille plutôt compliqué et le retour d'un ex. plutôt envahissant, elle va démêler un à un les fils de cette étrange affaire et mettre à jour les manipulations d'un étrange apprenti sorcier.

 

  Virginie Bracq nous plonge dans l'univers sombre et inquiétant de la santé mentale et de ses troubles, et dévoile ainsi la vérité du dicton : "le plus fou des deux n'est pas celui qu'on croit !"

 

Un livre à lire et à relire sans modération !


Repost 0
Published by Petrus002 - dans Polars
commenter cet article
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 08:00

 

 

 

puppini.jpg

 

  Le trio vocal The Puppini Sisters se forme à Londres en 2003, à l’initiative de Marcella Puppini, une Italienne originaire de Bologne émigrée aux Royaumes Unis pour poursuivre ses études de stylisme. Passionnée de musique et de jazz en particulier, Marcella Puppini obtient également un diplôme au Trinity College of Music de Londres. C’est là qu’elle fait la rencontre de deux musiciennes anglaises, Stephanie O'Brien et Kate Mullins. Les trois jeunes femmes deviennent inséparables et c’est après avoir vu le film Les Triplettes de Belleville qu’elles décident de former un trio vocal burlesque et retro. Inspirées par les Andrew Sisters, elles optent pour The Puppini Sisters.



                                 Les années 40 au goût du jour…

   C’est le producteur Benoît Charest, qui avait travaillé sur la musique des Triplettes de Belleville, qui aidera le trio à réaliser son premier titre, une reprise des Andrews Sisters intitulée « Boogie Woogie Bugle Boy », en 2006. Le premier album, Betcha Bottom Dollar, sort alors en 2006 en Angleterre et en import dans le reste du monde. C’est le label américain de jazz, Verve, qui ressortira le disque pour une diffusion internationale le 22 octobre 2007.

                                Des reprises inattendues…

   La démarche musicale des Puppini Sisters, même si elle n’a aucun point commun stylistique avec Nouvelle Vague, peut cependant s’y apparenter dans le sens ou plusieurs standards de la musique y sont repris dans un style très différent de l’original : ici le jazz, le swing et la pop des années 1930 et 40…

   On compte ainsi, dans le répertoire des Puppini Sisters, des reprises de Kate Bush (« Wuthering Heights »), Gloria Gaynor (« I Will Survive »), Blondie (« Heart of Glass ») ou encore The Smiths (« Panic »). Leur deuxième album, The Rise & Fall of Ruby Woo, disponible dès février 2008 aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, sort finalement en France le 5 janvier 2009.

 


puppini1.jpg

 

Composition du trio :

 

   Marcella Puppini : chant, accordéon

     Kate Mullins : chant, mélodica, piano jouet

        Stephanie O'Brien : chant, violon

    

   


  •  puppini2.jpg 

 

 

 

 

Discograpie

 

  •    Betcha Bottom Dollar (2006)
  •    The Rise and Fall of Ruby Woo (2007)
  •    Christmas with the Puppini sisters (2010)

 

puppini3

 

 

Repost 0
Published by Petrus002 - dans musique
commenter cet article
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:10

Farnel, Joseph . - Le voisin du dessus : Une enquête de Geoges Lernaf .- Safed édition .- Mai 2004 ;- ISBN 978-2-914585-45-3

 

voisin-du-dessus-Farnel.jpg

 

   Paris, quartier du temple, Geoges Lernaf, détective privé (enquêtes et filatures en tout genre), musardait dans le deux pièces qui lui sert de bureau et accessoirement de chambre à coucher quand une superbe créature vint troubler son sommeil et solliciter son aide pour évincer son ancien mac' sur le retour. 

 

   A priori, donc, l'affaire semblait banale, ordinaire ... et plutôt bien payée. Se pointer chez le quidam, l'avoiner de quelques baffes bien senties, lui dire - poliement - de plus déranger la dame ... et palper le pognon.

 

   Mais voilà, une affaire aussi belle devait forcément cacher quelque chose de pas bien net. Aussi fut-il à peine surpris d'apprendre que le quidam en question n'était autre que Pierrot le dingue, l'un des plus célèbres braqueurs de la région parisienne, connu surtout pour être un sociopathe de première bourre. Les baffes, notre détective risquait bien d'en recevoir à défaut d'en donner.

 

   Puis quand son voisin du dessus est retrouvé mort, un troisième oeil au milieu du front, et qu'il découvre que sous ses airs de papi innofensif le vieillard cachait un passé pas trés glorieux ... et que, incidemment, ce dernier concerne sa cliente ... l'affaire pris la tournure d'un vilain coup de jarnac.

 

    Ainsi, de découverte en déconvenue et de pièges et arnaques, notre détective de choc, accompagné de son fidèle ami, l'inspecteur Emile Dujardin, féru de bons mots et de proverbes exotiques,  tente de renconstituer l'échevau de cette enquête qui va le conduire des rues de la capitales aux casinos de Bretagne, du milieu du grand banditisme au intrigues de l'occupation ... et des voyous de la capitale aux bras de sa ravissante voisine. 

 

  Joseph Franel nous livre ici une nouvelle aventure de l'enquêteur Lernaf qui ne manque ni d'humour ni de rebondissements.

 


Repost 0
Published by Petrus002 - dans Polars
commenter cet article
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:00

  

5220857496_c838c24373.jpg

Biographie


 

Aimee Ann dite Duffy a grandi à Nefyn sur la presqu'ile de Llŷn au Pays de Galles. Lors du divorce de ses parents, Aimee Ann Duffy âgée alors de 10 ans, sa sœur jumelle Katy ainsi que sa sœur ainée Kelly et sa mère s'installent à Pembrokeshire.


   Elle considère que la chanson a toujours été une part d'elle, mais étant originaire d'un petit village elle préféra conserver cette envie secrète. Elle n'en parla à personne jusqu'à l'âge de 16 ans où ses amis l'encouragèrent à chanter  .


   À l'âge de 17 ans, la jeune Duffy, encore mineure, est repérée sur un site musical anglo-saxon par le producteur américano-suisse Soren Mounir     - également connu sous le pseudonyme de Dorian Gray   en tant qu'interprète - avec lequel elle va co-écrire près de 50 chansons sous le nom de Soulego . Le duo compose à Genève en Suisse, entre 2002 et 2003 et se produit sur scène en juillet 2003 au Pays de Galles lors du festival Wakestock, considéré comme l'un des plus importants du Royaume-Uni.


  À l'âge de 19 ans, elle décide d'utiliser le pseudonyme Duffy dans sa vie professionnelle.


   Duffy est sous contrat avec A&M Records depuis 2007. Elle participe au show télévisé Later with Jools Holland en novembre 2007 et à nouveau en février 2008. Elle interprète Mercy qui parvient en tête des ventes dans de nombreux pays européens, et reste cinq semaines en tête des ventes de singles au Royaume Uni.


   Après un Grammy, elle gagne aux Brits Awards 2009

 

5160760705_7614ebee2a.jpg

 

 

Discographie


  • 2008 : Rockferry & Rockferry Delux edition
  • 2008 : Mercy
  • 2008 : Warwick Avenue
  • 2008 : Steping Stone
  • 2008 : Rain on your parade
  • 2010 : Endlessy
  • 2010 : Well well well

5181625101_7d84100bea.jpg

Composition du groupe


    •   Aimée Duffy : chant
    •   Bernard Butler : guitare, piano, percussions
    •   Makoto Sakamoto : batterie
    •   David McAlmont : chant
    •   Tobi Oyerinde : guitare
    •   Ayo Oyerinde : claviers
    •   Tom Meadows : batterie
    •   Ben Epstein : guitare basse
    •   Jon Green : guitare
  •   Josh McKenzie : percussions

5207063010_d8f6b4c2a3.jpg

Repost 0
Published by Petrus002 - dans musique
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 17:30

 

 

 

 

"Une voix soprane, fine, libre comme les nuages, inhabituelle dans le large panoramique actuel des chanteuses de jazz"

6a010536670fb1970c0115701f52f7970b-320wi

   Née d'une mère cantatrice et d'un père chef de chœur, Youn Sun Nah démarre elle-même une carrière dans l’Orchestre symphonique de Corée. Puis elle remporte le concours de la chanson française organisé par l’ambassade de France en Corée, et gagne un séjour de plusieurs mois en France. En 1995, Youn Sun décide de s’installer à Paris pour étudier le jazz et la chanson française. Élève du CIM (école de jazz et de musiques actuelles ouverte à Paris en 1976), où elle rencontre deux des musiciens qui l’accompagnent, et du Conservatoire de Nadia et Lili Boulanger, elle démarre sa carrière de chanteuse de jazz dans les clubs parisiens en 1996-1997. Youn Sun Nah gagne plusieurs récompenses : Festival de Jazz de Montmartre (1998), prix de soliste au Concours national de jazz de la Défense (1999), artiste jazz de l'année 2003 en Corée, puis élue "Révélation Jazz" en 2005 à Juan-Les-Pins. En avril 2006, elle se produit pour la première fois, avec son quintet, au New Morning à Paris.


   Elle se partage entre la France  . et la Corée, où elle a créé sa propre maison de production « Bis Music ». Elle chante dans sa langue maternelle, en anglais, espagnol, portugais ainsi qu’en hébreu. Youn Sun Nah a enregistré 4 albums, dont 2 ne sont distribués qu'en Corée. Elle se produit régulièrement, d'une part en duo piano-voix avec le pianiste allemand Frank Woeste, et d'autre part avec ses partenaires du Quintet Youn Sun Nah 5, à savoir Benjamin Moussay au piano, David Neerman au vibraphone, Yoni Zelnik à la contrebasse et David Georgelet à la batterie. Notons cependant que ce dernier a cédé la place à Laurent Robin à partir de l'été 2006. Avec eux, elle propose sa musique sur les scènes et dans les festivals de jazz d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord.


   En déplacement, de la Malaisie à la Norvège en passant par l'Italie et l'Australie, Youn se produit avec les musiciens de jazz locaux: “Ils reçoivent mes partitions par email”. Le côté exotique vibre aussi dans la distribution du disque. Les accords du guitariste scandinave Ulf Wakenius claquent comme un élastique qui envoie les paroles de la chanteuse au ciel. Puis la ramène au fond des vallées, avec des titres comme le traditionnel “Shenandoah”, et le “Jockey Full of Bourbon” de Tom Waits. On sent que Youn trouve équilibre et sécurité dans l'accompagnement tellurique du Suédois.


   Youn voyage depuis 1995 entre la Corée et la France, qui l'a conquise pour  la première fois en 1989, à Lyon, après un concours de chanson française remporté à l'ambassade de France à Séoul. “Quand je suis en Corée, je pense à Paris... et inversement!”. Elle a profité de la formation musicale classique, encouragée en Corée, puis s'est inscrite au CIM, le Conservatoire du Jazz de Paris. Le chemin s'est imposé: du Jazz et rien d'autre.

Youn_Sun_Nah_1804_by_Nah_Inu_2009 Youn a beaucoup de charme. Les admirateurs ne la lâchent pas. “Je ne me repose pas après les concerts. Je reste discuter avec le public. Certains fans m'apportent des cadeaux, souvent des disques pour partager un émoi, ou des gâteaux, pour eux aussi, me faire profiter de leur talent. Des amateurs composent des morceaux et me les soumettent. Je les classe soigneusement. D'autres rédigent des paroles sur des solos que j'aime; ceux de Chet Baker, par exemple. Mon médecin traitant est une dame rencontrée après un concert à Paris. Un fan de Rome s'est déplacé jusqu'à Juan-les-Pins pour m'écouter. Une communauté de fans m'entoure. J'y suis sensible. On garde le contact par email. Certains communiquent entre eux. Pour ces raisons, j'ai un faible pour répondre favorablement aux clubs où j'ai déjà chanté.”

 

01 My Favorite Things 01 My Favorite Things

03 Break In Baghdad 03 Break In Baghdad

04 Uncertain Weather 04 Uncertain Weather

05 Song Of No Regrets 05 Song Of No Regrets

06 Kangwondo Arirang 06 Kangwondo Arirang

07 Enter Sandman 07 Enter Sandman

08 Same Girl 08 Same Girl

09 Moondog 09 Moondog

10 Pancake 10 Pancake

Repost 0
Published by Petrus002 - dans musique
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 11:01

Donald_Westlake_1215716c-copie-1.jpgDonald Westlake est né le 12 juillet 1933 à Brooklyn.

   Écrivain prolifique et éclectique, il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science-fiction.


   Il a écrit sous divers pseudonymes, en particulier ceux de Richard Stark et Tucker Coe.

  Spécialiste du roman de « casse », ces deux personnages préférés et récurrents sont John Dortmunder, cambrioleur professionnel aux aventures rocambolesques poursuivi par la poisse et Parker (sous le pseudonyme de Stark), jumeau sérieux de Dortmunder, un cambrioleur froid, cynique et efficace.

   Il a remporté par trois fois le Edgar award, et a été désigné en 1993 Grand Master de l'association Mystery Writers of America.

   Donald Westlake s'est éteint le 31 décembre 2008.

   
Repost 0
Published by Petrus002 - dans Auteurs
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 10:07

Trop humains - Westlake Donald - Rivages Noirs - Octobre 1999 - broché, 498 pages - ISBN 978-2-7436-0561-2

 

trop-humain-couverture-copie-1.jpg

     Et si tout celà - l'homme, l'humanité, la civilisation, etc. n'était qu'une immense erreur ? Et si Dieu, dans son infinie bonté, décidait d'en finir avec la ce monde qui, malgré tout Ses efforts, n'en finit pas de se déchirer et de se détruire ? - Les hommes sont libres, certes, mails jusqu'à une certaine limite. Et lorsque les hommes dépassent la limite, Dieu n'hésite pas à se salir les mains pour donner un coup de pouce et remettre l'humanité dans le droit chemin ; c'est-à-dire dans le chemin qu'Il leur a prescrit. Mais cette fois-ci, il ne s'agit plus de signes ni de miracles, plus même de déluge (pourtant là, l'avertissement avait été assez clair, non ?) ; il ne n'agit plus de corriger l'humanité  ... mais de la détruire ! Puisque, malgré tous les signes et les avertissements envoyés, ils n'ont pas été capables de suivre le droit chemin, alors "inch'allah" ou plus exactement "ainsi soit-je".

 

    De cette tâche délicate mais radicale, Dieu charge son ange favori Ananayel. Car la mission est délicate: il s'agit certes de détruire une planète et tout ce qu'elle contient ... mais de le faire de la main de l'homme, incognito, en quelque sorte.

 

   Aussi Ananayel va-t-il recruter, à leur insue, ses agents de l'apocalypse : un pompier irradié de Tchernobyle, une prostituée kenyane atteinte du sida, une ex chanteuse brésilienne, un cambrioleur américain tout juste sorti de prison et un jeune dissident chinois., bref, la fine fleur de l'humanité. De hasards plus ou moins heureux en recontres fortuites, cette fine équipe va se réunir et ourdir malgré eux la fin du monde.

 


    ... Mais on ne se mêle pas aussi facilement des affaires humaines, surtout si l'on veut les détruire. D'autres intérêts sont en jeux et "l'Autre" ne voit pas d'un trés bon oeil que l'on détruise son terrain de jeux favori. Aussi, une partie d'échecs va-telle se jouer entre les deux superpuisances cosmiques avec pour enjeux, disons l'humanité :  sa survie ou sa destruction ... par le meilleur ou par le pire !! 

 

Dans cet ouvrage plein de malice et d'humour, Donald Westlake nous démontre encore une fois son immense talent et la finesse de son humour.


 


Repost 0
Published by Petrus002 - dans Polars
commenter cet article

Présentation

  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
  • Contact

Profil

  • Petrus002
  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
">

Mes livres sur Babelio.com

Recherche

Archives

Mes livres sur Babelio.com