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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 08:45

 

Un film de Mathieu Amalric avec Miranda Colclasure, Suzanne Ramsey, Linda Maracini, Julie Ann Muz, Angela de Lorenzo, Mathieu Amalric, Damien Odoul, Ulysse Klotz, ...

 

TOURNEE 120x160 DEF

   Synopsis

Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué - enfants, amis, ennemis, amours et remords - pour repartir à zéro en Amérique à l’aube de ses quarante ans.


Il revient avec une tournée de strip-teaseuses «New Burlesque» à qui il a fait fantasmer la France… Paris !


De port en port, l’humour des numéros et les rondeurs des filles enthousiasment les hommes comme les femmes. Et malgré les hôtels impersonnels, leurs musiques d’ascenseurs et le manque d’argent, les showgirls inventent un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fêtes.


Mais leur rêve d’achever la tournée en apothéose à Paris vole en éclats : la trahison d’un vieil «ami» fait perdre à Joachim la salle qui leur était promise. Un bref aller et retour dans la capitale s’impose, qui rouvre violemment les plaies du passé...



   L'auteur :

180px-Mathieu_Amalric.jpgMathieu Amalric est le fils de Jacques Amalric, correspondant étranger au journal Le Monde et éditorialiste à Libération, et de Nicole Zand, critique littéraire au journal Le Monde d'origine juive polonaise. Il a eu deux enfants avec Jeanne Balibar dont il s'est séparé au début des années 2000.


Après s'être essayé aux classes préparatoires littéraires, il débute au cinéma comme accessoiriste et cantinier. En 1987, il est stagiaire à la mise en scène du film Au revoir les enfants de Louis Malle. En 1996, il est remarqué dans Le Journal du séducteur de Danièle Dubroux. Il joue ensuite, le rôle de Paul Dedalus dans Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin qui lance sa carrière, et pour lequel il reçoit le César du meilleur espoir masculin en 1997. Il s'impose alors à la fin des années 1990 comme un des acteurs les plus en vue du cinéma d'auteur, jouant généralement des intellectuels fantasques, exubérants ou dépressifs. Il reçoit en 2005, le César du meilleur acteur pour Rois et Reine, un film de son metteur en scène fétiche Arnaud Desplechin.


Réalisateur de cinéma, Mathieu Amalric est également l’auteur d'un film autobiographique Mange ta soupe en 1997, puis surtout du Stade de Wimbledon (2001) pour lequel il offre un rôle marquant à Jeanne Balibar. En 2003, il présente La Chose publique à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes.


Deux ans plus tard, il tourne un rôle secondaire sous la direction de Steven Spielberg dans le film Munich. En 2008, il obtient le second César du meilleur acteur de sa carrière pour son rôle de journaliste atteint du locked-in syndrome dans Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel. Il est cependant absent de la cérémonie en raison du tournage de Quantum of Solace, dans lequel il incarne Dominic Greene, le redoutable homme d'affaire, ennemi de James Bond. Mathieu Amalric qui s'est fait représenter lors de la soirée, a déploré que son discours de remerciements ait été en partie coupé, omettant un passage où il critiquait le rôle des multiplexes et le manque de plus en plus flagrant de subventions pour les salles d'art et d'essai   Il intervient également à la Fémis en tant qu'enseignant. En 2010, il gagne le Prix de la mise en scène à Cannes pour Tournée, son quatrième long métrage en tant que réalisateur.

 

Filmographie de Mathieu Amalric


   Mathieu Amalric réalisateur

2010 TOURNÉE (Sélection officielle - Compétition - Festival de Cannes)
2007 DEUX CAGES SANS OISEAUX (court-métrage - Talents Cannes)
À L’INSTAR DU PÈRE NOËL ET DE LA PIZZA (court-métrage - Talents Cannes)
2003 14€58 (court-métrage pour le Secours Populaire)
2002 LA CHOSE PUBLIQUE
2000 LE STADE DE WIMBLEDON
1997 MANGE TA SOUPE
1993 8 BIS (court-métrage)
1992 LES YEUX AU PLAFOND (court-métrage)
1990 SANS RIRES (court-métrage)
1985 MARRE DE CAFÉ (court-métrage)

 

   Mathieu Amalric acteur

2010

TOURNÉE de Mathieu AMALRIC
LES AVENTURES D’ADÈLE BLANC-SEC de Luc BESSON


2008

LES DERNIERS JOURS DU MONDE de Arnaud et Jean-Marie LARRIEU
LES HERBES FOLLES de Alain RESNAIS
QUANTUM OF SOLACE de Marc FORSTER
DE LA GUERRE de Bertrand Bonello


2007

L’ENNEMI PUBLIC NUMÉRO 1 de Jean-François RICHET
UN CONTE DE NOËL de Arnaud DESPLECHIN
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON de Julian SCHNABEL 
Prix du Meilleur Comédien - Lumières 2008
César du Meilleur Comédien - 2008


2006

UN SECRET de Claude MILLER
ACTRICES de Valéria BRUNI TEDESCHI
LA QUESTION HUMAINE de Nicolas KLOTZ
L’HISTOIRE DE RICHARD O. de Damien ODOUL


2005

LE GRAND APPARTEMENT de Pascal THOMAS
UN LEVER DE RIDEAU de François OZON
MUNICH de Steven SPIELBERG
MARIE ANTOINETTE de Sofia COPPOLA


2003

ROIS ET REINE de Arnaud DESPLECHIN

César du Meilleur Comédien
Prix du Meilleur Comédien - Lumière
Prix de la Critique du Meilleur Comédien


2002

UN HOMME, UN VRAI de Arnaud et Jean-Marie LARRIEU


2000

LA BRÈCHE DE ROLAND de Arnaud et Jean-Marie LARRIEU


1998

LA FAUSSE SUIVANTE de Benoit JACQUOT
TROIS PONTS SUR LA RIVIÈRE de Jean-Claude BIETTE
FIN AOÛT, DÉBUT SEPTEMBRE de Olivier ASSAYAS


1997

ALICE ET MARTIN de André TECHINÉ


1995

LE JOURNAL D’UN SÉDUCTEUR de Danièle DUBROUX
Nomination Prix Gérard Philippe
COMMENT JE ME SUIS DISPUTÉ...(MA VIE SEXUELLE) de Arnaud DESPLECHIN
César du Meilleur Espoir Masculin - 1996


1985

LES FAVORIS DE LA LUNE de Otar IOSSELIANI

 


 

Le New Burlesque

Le New Burlesque est la continuation et la réinterprétation d’un genre profondément enraciné dans la tradition du music-hall anglais et américain.


A l’origine, les spectacles burlesques mêlent satire sociale, numéros musicaux et grivoiseries et viennent nourrir toute une part de la comédie américaine jusqu’aux années 20 et 30.


Progressivement, le genre se réduit à sa plus simple expression, celle de la nudité et devient synonyme de strip-tease.


Depuis les années 90, le renouveau du burlesque dit New Burlesque, s’inspire de ces deux époques et partant du strip-tease, y réintroduit le théâtre, la chorégraphie, le glamour, l’humour, la satire et le sens de l’excès.
 

 

Les personnages :

 

   Mimi Le Meaux

tournee--128-sur-208-.jpgLa californienne Mimi Le Meaux est une des fondatrices du duo Dames In Dis Dress, une des troupes à l’origine du renouveau du burlesque au milieu des années 90.


Son travail est dans la pure lignée des numéros des grandes stripteaseuses des années 50 et très lié au rock garage, au punk (elle s’est notamment produite avec The Damned) et à l’esthétique des films de genre, de la série B à la série Z.


Comme le chante Ben Vaughn, "When she make her money maker / You better call the undertaker / She’s like a good bad dream / She’s a real scream."

 

Kitten on the keys


tournee--372-sur-83-.jpgKitten chante, Kitten blague, Kitten minaude. Kitten joue du piano, du ukulele, de l’accordéon. Kitten fait bruisser ses dentelles, les enlève volontiers, joue la comédie. Kitten a de multiples talents et le fait très clairement comprendre.


Kitten on the Keys est la maîtresse de cérémonie du Cabaret New Burlesque qu’elle mène tambour battant et émaille de chansons telles que « Hole in my Head », « Kitty Muffins » ou « My Girl’s Pussy » et de sketchs où les innombrables sous-entendus le sont finalement très peu.

 

Dirty Martiny

tournee--36-sur-294-.jpgMiss Exotic World 2004, Dirty Martini est une des artistes les plus reconnues du new burlesque. Artiste n’est pas ici un vain mot. Partant de routines classiques du burlesque (striptease des ballons, danse des éventails ou des sept voiles), elle ajoute à la maîtrise de l’exercice une terrible grâce. Il faut absolument voir son numéro où elle incarne une figure de la justice qui se défait de ses plateaux et vêtements pour découvrir toujours plus de dollars. Drôle et poignant

 


Julie Atlas Muz

TOURNEE3.jpgLes spectacles de Julie Atlas Muz se tiennent à la frontière du burlesque et de la danse contemporaine. Ou, plutôt créent cette frontière en apportant au burlesque les préoccupations de l’art et à l’art les attraits et les tourments de la chair.


Ses performances vont du numéro de sirène dans des aquariums géants au ballet (« I am the Moon and You are the Man on Me ») en passant par les apparitions burlesques à la télévision. Julie Atlas Muz est à la fois Miss Exotic World 2006 et invitée aux biennales de Valence ou au Whitney.


Célébré ou parfois détesté par la presse new-yorkaise (c’est là qu’elle vit), son travail est, selon le Village Voice, « Drôle. Dérangeant. Magnifique. Hideux. »

 

Evie Lovelle

tournee (220 sur 367)Visage d’ange et corps de diablesse, Evie Lovelle semble tout droit sortie d’un film noir des années 40 ou 50.

 

Rita Hayworth dans Gilda ? Jane Greer dans Pendez-moi haut et court ? Jean Peters dans Le Port de la drogue ?

 

La quintessence de tout cela, les robes en moins, les éventails en plus. Evie a reçu le titre de Miss Most Classic au Burlesque Hall of Fame pour sa première apparition sur scène.

 

Roky Roulette

tournee--346-sur-367-.jpgLe Cabaret New Burlesque, c’est aussi pour les filles. Roky Roulette est le seul stripteaseur sur bâton à ressort du monde. Il est au choix cowboy, marin ou homme d’affaires, mais ses éphémères costumes ne font pas le moine : Roky, toujours bondissant, finit dévêtu devant une salle hurlante et déchainée. La performance physique y est pour quelque chose, et pour beaucoup son incroyable énergie et son enthousiasme extrêmement contagieux.

 

 

 

 

 

 



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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 13:56

 

Sur un scénario original de Jacques Tati , adaptation et réalisation Sylvain Chamet - Sortie en salle le 16 juin 2010.


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  •   Le réalisateur :
19464776-rx 160 214-b 1 CFD7E1-f jpg-q x-20100617 04153Sylvain Chomet naît en France en 1963. Il y obtient son baccalauréat arts plastiques en1982 et en 1987 il est diplômé en animation à l’École Européenne Supérieure de l’image à Angoulême.

En 1986 il publie son premier roman graphique “Le secret des libellules“ et adapte le premier roman de Victor Hugo “Bug-Jargal“ en bande dessinée.

Sylvain débute dans l’animation en septembre 1988 en travaillant comme assistant au studio de Richard Purdum à Londres. Peu après, il entame une carrière d’animateur indépendant et travaille pour différents studios londoniens où il réalise de nombreuses publicités télévisées. En 1989, tout en continuant à écrire et publier des romans graphiques, il entame la réalisation de son premier court métrage d’animation, LA VIEILLE DAME ET LES PIGEONS. Le film sera achevé en 1996 et nominé aux Oscars l’année suivante.

En 1997, Sylvain travaille brièvement pour les studios d’animation Disney avant de recevoir le feu vert de ses producteurs pour commencer le story-board de son premier long métrage d’animation, LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE. Réalisé pendant cinq ans à Montréal, le film sera vendu à plus de 33 pays dont les États-Unis et le Japon. En 2004, LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE obtiendra deux nominations aux Oscars : Meilleur Long Métrage d’Animation et Meilleure Chanson Originale.

Plus récemment, Sylvain a écrit et réalisé un film de cinq minutes, en prise de vue réelle, pour PARIS JE T’AIME, long métrage collectif regroupant des oeuvres de 20 réalisateurs internationaux reconnus. Une comédie musicale long métrage se déroulant dans le Paris des années 70 est actuellement en cours de développement en partenariat avec la productrice de PARIS JE T’AIME, Claudie Ossard.

Pour la pré-production et la production de L’ILLUSIONNISTE Sylvain vivait près d’Edimbourg, en Écosse, où son studio, Django Films, était installé et où L’ILLUSIONNISTE a été créé.

Actuellement, il vit et travaille en Provence.

        • Le scénariste :

18438570.jpg-rx_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20050718_06312.jpgD'origine hollandaise et russe, Jacques Tatischeff (son vrai nom) se destine d'abord au métier d'encadreur qu'exerce déjà son père. Encouragé par ses coéquipiers du Racing Club de rugby, qui décèlent en lui un talent comique, il monte des spectacles humoristiques de mime sur le sport. Il est acclamé par le "Tout Paris" dès 1934.
Admirateur des films burlesques américains, il décide de co-réaliser des courts métrages, notamment avec René Clément (Soigne ton gauche, 1936). Après la guerre, il fait quelques apparitions dans des longs métrages (Sylvie et le fantome et Le Diable au corps de Claude Autant-Lara).

En 1947, il s'attaque à un court L' Ecole des facteurs, prélude à Jour de fete

A l'image de Charlie Chaplin, Jacques Tati crée et interprète lui-même le personnage récurrent de ses films : Monsieur Hulot. Celui-ci est le héros des Vacances de M. Hulot (1952), de Mon oncle (1958, Prix spécial du Jury au Festival de Cannes), PlaytimeTrafic

Il doit hypothéquer ses biens en 1967. En 1974, sa maison de production Specta Films, qu'il avait fondé en 1974, fait faillite. Il réalise encore en 1972 un téléfilm destiné au cinéma mais qui ne sera jamais diffusé en salle : Parade. En 1977, il reçoit un César d'honneur et meurt en 1982. (1947) qu'il entreprend la même année. Ce premier long remporte un succès inattendu à la Biennale de Venise 1949, où il est récompensé d'un Prix de la mise en scène. Refusant d'employer des vedettes et de recourir à de grosses structures de production, Jacques Tati construit une oeuvre burlesque fondée sur une observation du quotidien déshumanisé de la société moderne. Il sait également innover techniquement, tournant en 70 mm, faisant construire des décors stylisés, donnant une importance primordiale au son dans lequel se noient les dialogues. (1953) et
(1971). Tati est adulé par la critique américaine et porté aux nues par Truffaut mais il connaît des difficultés financières dès la fin des années 1960.

 

 

Le Film

 

La fin des années 50 marque aussi la fin des années du Music Hall, et avec elle la fin de tout ce petit monde que les Music Hall faisait vivre : jongleurs, danseurs de salles et naturellement magiciens de tout poils.

 

Lorsque l'Illusioniste réalise qu'il n'a plus sa place dans les grands cabarets parisiens, il décide d'aller tenter sa chance dans les salles londoniennes qui lui réservent le même accueil que leur soeurs d'outre manche.


Dès lors, notre héros malchanceux ira de salle en salle, de déconvenue en déconvenue jusqu'à s'échouer dans la salle obscur d'un petit pub de la côte ouest de l'Ecosse où il rencontrera Alice, une jeune servante qu'il prendra sous son aile et qui le suivra tout au long de son incertaine Odyssée.

 

L'illusionniste est ainsi avant tout l'histoire d'une rencontre  : celle de l'Illusionniste, personnage d'un autre temps qui a voué sa vie à faire rêver les autres et qui voit peu à peu ses rêves - à lui - s'évanouir dans une époque de plus en plus désanchantée ; et celle d'Alice, petite Causette perdue sans un petit village d'Ecosse, qui s'accroche au merveilleurx pour fuire sa vie de servante.

 

Et cette rencontre, marquée au seau du rêve, va bouleverser la vie de nos deux âme en peine, offrant à l'Illusionniste le public qu'il croyait avoir à jamais perdu et à Alice une chance de vivre ses rêves, de découvrir le monde et de rencontrer l'amour.

 

Un film bouleversant de tendresse, des images féériques, à voir et à revoir absolument sans modération

 

 

 

 


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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 13:36

affg-copie-2Eyes of War par David Tanovic. avec : Colin Farrell (Mark Walsh), Paz Vega (Elena Morales), Christopher Lee (Joaquín Morales), Kelly Reilly (Diane), Jamie Sives (David), Branko Djuric (Docteur Talzani), Mozaffar Shafeie (l'assistant de Talzani), Luis Callejo (le Commandant de Pesh Merga), Alex Spijksma (le Sergent de Pesh Merga (sous le nom Alejandro Sánchez))



Sortie le 16 juin 2010

 

  Le Réalisateur :

 

Né en Bosnie-Herzégovine, Danis Tanovic voit en 1993 ses études qu’il poursuit à l’Académie des Arts de Scène de Sarajevo interrompues par la guerre.

Responsable des Archives filmées de l’armée bosniaque pendant les deux premières années de guerre, ses images ont été reprises dans de nombreux films et reportages à travers le monde. Il se forme ensuite à la réalisation à l’INSAS de Bruxelles, et a, par la suite, réalisé de nombreux documentaires, sponsorisés par plusieurs hautes instances internationales dont le gouvernement bosniaque et le European Humanitarian Office.

Plusieurs de ces films racontaient les effets de la guerre de Bosnie sur les personnes ayant traversé cette épreuve ou ayant été directement impliquées dans le conflit. Un de ces films s’intitule Portraits d'artistes pendant la guerre (1994) et prenait pour sujets quatre artistes pendant le siège de Sarajevo.

Le travail de Danis Tanovic a été récompensé par de très nombreux prix. Ainsi L'Aube (1996) a reçu le Grand Prix du Festival du Film d’Auxerre, le Prix du Meilleur documentaire aux European Union’s Echo Awards, ainsi que le Premier Prix du Festival du Film de Fribourg.

Son film Ça ira, autour de la vie quotidienne dans la Bosnie contemporaine, a été de son côté récompensé au Festival du Cinéma du Réel de Paris. No Man's Land (2001) quoique toujours centré sur le conflit bosniaque, est son premier long métrage de fiction, et a fait sensation au Festival de Cannes où il était en compétition officielle et où il a récolté le Prix du Meilleur scénario. Il décroche par la même occasion le César de la meilleure première Oeuvre.

En 2003, il revient au Festival de Cannes mais en tant que membre du jury de la compétition officielle.

 

Synopsis :


Photographes de guerre chevronnés et amis de longues date, Mark Walsh ( Collin Farrell)  et David (Jamie Sives) sont en mission au Kurdistan.


Tandis que Mark décide de rester sur place quelques jours en quête du scoop susceptible de le rendre célèbre. David ne supporte plus la violence et le désespoir quotidiens et décide rentrer pour retrouver sa femme Diane, qui attend un enfant.


Grièvement blessé, Mark échoue dans un hôpital de campagne. Rapatrié à Dublin il apprend que David, lui, a disparu. 

 

S'amorce ensuite une longue convalescence doublée d'une toute aussi longue anamnèse pour Mark, aidé de Joaquin Morales, son beau père, ancien psychiatre au service de Franco.

 

Commentaire :


   "Eyes of War est un récit complexe, expliqique David Tavonic, le réalisateur, il parle de la manière dont on survit à une guerre, de ceux qui en reviennent et de ceux qui n’en reviennent pas… J’aime beaucoup les reporters de guerre car ils n’essaient pas de se faire passer pour des héros. Ils sont humains et cyniques à la fois. Eyes of War parle d’amour, et l’amour est au centre du film." 


   Et effectivement, Eyes of War est un film d'amour avant d'être un filmde guerre. D'avantage centré sur le "retour à la civilisation" de Mark que sur d'éventuels actes héroïques, David Tavonic,  a su décrire le courage et l'humanité de ces reporters qu'un idéal et - peut-être le goût de l'aventure et le besoin d'adrénaline - pousse à aller là où la guerre éclate et où leur vie, à chaque instant, ne tient qu'à un fil.

 

 

Malgré de trés bonnes prouesses d'acteurs, David Tavonic ne parvient cependant pas à élever le débât au dessus du constat du traumatisme vécu par le héros. Et malgré le ressort inattendu de la venue  du  docteur Joaquin Morales, thérapeute d'élection des officiers franquistes traumatisés par les atrocités qu'ils avaient eux-mêmes commises, le film ne parvient pas élever le débat.

 

Cependant, en dépit de ces quelques réserves _ ou critiques - Yes Of War reste un émouvant homage à cette génération de journalistes qui quotidiennement risque leur vie pour nous informer ce qui se passe ailleurs.

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 20:53

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Dans ses yeux (El Secreto de Sus Ojos)  par Juan José Campanella, avec Soledad Villamil, Ricardo Darin, Pablo Rago, sorti en salle le 5 mai 2010 


1974, Buenos Aires, Argentine.  Une jeune institutrice est retrouvée violée et sauvageme nt assassié e. Le détective Benjamin Esposito (Ricardo Darin) est chargé de l'enquête avec son compagnon et collègue Pablo Sandoval (Guillermo Francella) sous la direction de  Irene Menendez Hastings (Soledad Villamil), la greffière en chef.


Trés vite, l'enquêt e piétine empêtrée dans les rouages de la bureaucratie argentine et en bute avec un magistrat c orompu.


Mais il y a quelque chose dans le regard du fiancé de la victime, "comme de l'amour à l'état pur", que le détective Esposito ne peut oublier et qui lui interdit de baisser les bras . Et malgrés les mises en gardes de ses proches, en dépit des avertissement de sa hiérachie, il va mener l'enquête, parfois avec maladresse, souvent avec passion, jusqu'à s'attirer la colère de puissants et à causer la mort de son ami en collègue Pablo Sandoval. 


20 aprés, Benjamin Esposito est maintenant à la retraite mais cette affaire, inachevée dans les larmes et la frustration continue de la hanter. Aussi, il décide de revenir à Buenos Aires et d'écrire l'histoire de cette affaire et, peut-être, ainsi de la mener à bien.


Juan José Campanella n'opère pas seulement un va-et-vient permanent entre le marasme existentiel contemporain de Benjamin Esposito (le détective d'Etat) et l'évolution de l'enquête qu'il mena jadis. Tout au long des scènes de flash-back, il mène aussi de pair ses difficultés à mettre le criminel en prison et son impuissance à déclarer sa flamme à la belle Irène qui dirige son service.

 

Cette association du public et du privé n'est pas sans arrière-pensées. 1974, l'année du crime, est aussi l'année de la mort du général Peron, qui dirigeait le pays, et de l'accession au pouvoir de son épouse Isabel, qui sera renversée, en 1982, par une junte militaire. Au-delà du suspense romanesque mené avec brio, il faut lire Dans ses yeux comme une analyse des  dénis de justice entretenus sous la dictature, du cynisme dans lequel vécurent certains durant vingt-cinq ans, de la démission ou la tentation de se faire justice eux-mêmes qu'adoptèrent d'autres, de l'art du compromis cultivé par des troisièmes, dont Irène est l'emblème, "raide, conservatrice, guindée", devenue procureur du tribunal en sachant fermer les yeux sur ce qui constitue un outrage à la justice.


Idéaliste et légaliste, Esposito se sera battu toute sa vie avec un juge sans scrupule, prompt à humilier des subalternes sans diplômes, prêt à relâcher un condamné à perpétuité pour en faire un indic des citoyens subversifs. Il aura vu son adjoint, brave type, alcoolique mais incorruptible, se faire mitrailler à sa place par une milice. Il n'aura jamais osé passer à l'offensive, ni en menant bataille sur le plan politique ni en jouant sa carte sur le plan amoureux. L'Argentine aurait eu pourtant besoin de son engagement antifasciste, Irène ne demandait qu'à être détournée du plan conformiste auquel elle semblait destinée.


 

Un Film magnifique et émouvant à voir et revoir sans modération !!

 

 


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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:13

Sherlock Holmes par Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Mark  Strong. sortie DVD 3 juin 2010.

 

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Aucune énigme ne résiste longtemps   à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Doc teur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils.


 Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts … accessoirement, une droite redoutable.


 Mais une  menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de défi dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie.


Après qu'une série de meurtres rituels ait ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son exécution, le meurtrier annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances. A l’annonce de ce qui ressemble à s’y méprendre à la résurrection de Lord Blackwood, la panique s'empare de la ville. Scotland Yard s’avoue impuissant à résoudre l’affaire et confie une fois de plus l’enquête à notre fin limier.


Une enquête palpitante et pleine d’humour et de malice qui - en outre – nous ouvre une partie de l’intimité du plus célèbre duo d’enquêteurs.


Un film à voir et à revoir sans modération !!

 

 


 

 

 

 

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Présentation

  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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