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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 18:00

 

Gourdain Pierre, O'Kelly Florence, Roman-Amat Béatrice, Soulas Delphine, von Droste zu Hülshoff Tassilo. - La Révolution Wikipédia : Les encyclopédies vont-elles mourir ? - Préface de Pierre Assouline, - Essai, Mille et une nuits, novembre 2007

 

 Enquête journalistique réalisée dans le cadre du Master de l'Ecole de journalisme de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (été 2007)

 

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 L'encyclopédie collaborative en ligne Wikipedia est devenue aujourd'hui en quelques années un élément incontournable du paysage culturel mondial. Que ce soient les écoliers, les collégiens ou lycéens, les étudiants ou même les chercheurs ou certains journalistes, tous ou presque avouent y avoir recours plus ou moins assiduement, plus ou moins systématiquement, plus ou moins exclusivement ...

 

  Une telle encyclopédie, ouverte à tous presque sans aucun contrôle, est-elle fiable ? Si tout un chacun peut y inscrire ce qu'il veut, comment s'assurer de la faibilité de ce que ce nous y lisons ? Si les concepteurs de l'encyclopédie wikipédia font fait le pari de "l'intelligence collective" ("Comme toute expérience se basant sur la liberté, il faut supposer qu'à terme la somme des intérêts individuels ira dans le sens de l'intérêt collectif. En effet, on peut croire [...] qu'il y aura toujours quelqu'un pour corriger les informations erronées, qu'elles soient volontaires ou non.") [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:FAQ/lecteurs] n'ont-ils pas sur-évaluer l'intelligence et surtout l'esprit critique de leurs contemporains ?

 

  Pour répondre à ces questions les auteurs reviennent sur l'enquête que la portant trés sérieuse revue Nature  avait réalisée en décembre 2005 sur la fiabilité comparée des encyclopédie Wikipédia et Britannica. Enquête dont le résultat avait soulevé de parts et d'autres du phénomène Wikipédia une déferlment de réactions aussi disproportionnées que bien souvent non fondées. C'est pour mettre de l'ordre dans ce chaos émotionnel que les auteurs de cette enquête reviennent sur le contenu et les résultat de cette enquête, en soulignent les faiblesse et les lacunes ... et dressent un bilan contrasté et nuancé des résulats de cette enquête qui, au final, ne nous apprend rien de bien nouveau sur la fiabilité de chacune des deux encyclopédies.

 

  D'où la nécessité de bien comprendre le fonctionnement de cette encyclopédie colléborative en ligne pour bien pouvoir l'utiliser !

 

 Comment fonctionne la machine Wikipedia ? Qui sont les auteurs des articles publiés dans cette encyclopédie en ligne ? Quelle fiabilité leur accorder ? Qui contrôle la véracité des informations qu'elle contient ? Sur quels critères ? Autant de questions indispensables à un usage raisonnbale de cet outil devenu par la force des choses (du temps ?) incontournable dans le paysage documentaire actuel. 

 

   Et partant de là, quel(s) usage(s) raisonné(s) faire de Wikipédia ? Faut-il - comme certains le prescrivent - la proscrire dans les collèges et les lycées ? Ou plutôt, doit-on éduquer les jeunes générations à son usage critique ? Mais les éducateurs d'aujourd'hui sont-ils suffisamment formés, avertis, à sa pratique pour pouvoir à leur tour éduquer les jeunes à son usage ? Et quel pratique pédagogiques proposer pour une telle éducation ?

 

  Autant de questions auxquelles nos (futurs) journalistes vont proposer des pistes de réponse, s'appuyant sur des expérimentations éprouvées, loin de tout parti pris pour ou contre Wikipédia, afin de dessiner ce qui sera peut-être - espérons le - les prémisses d'un universalisme à l'heure du numérique.

 

  Un ouvrage bien documenté et bien écrit qui permet d'aborder le débat de "l'usage de wikipédia" de façon sereine et objective.

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 20:56

Jeannemey Jean-Noël - Quand Google défi l'Europe : Plaidoyer pour un sursaut - Essai, Mille et une Nuit, avril  - ISBN : 978-2-842-05970-0

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   Le 14 décembre 2004, le moteur de recherche Google annonçait à rand fracas son intention de numériser dans les 6 années à venir plus de quinze million de livres imprimés, soit plus de 4.5 milliard de pages en partenariat avec quelques unes des plus prestigieuses bibliothèques d'Outre Atlantique.

 

   A la nouvelle de cette décision et aprés la stupeur qu'elle a pu suscité, les bibliothèques nationales des principaux pays d'Europe, épaulées par les gouvernements de leurs pays, se sont réunies pour planifier et mettre en oeuvre un projet européen de bibliothèque numérique européenne, Gallica.

 

  C'est la genèse de ce projet de Bibliothèque Numérique européenne que décrit Jean-Noël Jeanneney dans ce petit opuscule. Loin de toutes querelles partisannes, loin de tout antiaméricanisme primaire, Jean-Noël Jeanneney analyse les enjeux de ce projet ambitieux  et anthousiasmant.

 

  Comment l'Europe, et les bibliothèques européenes, peuvent-elles - non pas rivaliser - mais au moins concurrencer le géant californien de Montain View ? Comment concilier l'inévitable participation de perstataires privés et l'exigence de neutralité (sinon d'impartialité) qu'un tel projet suscite  ? Quel politique documentaire adopter pour un pareil projet ?

 

Autant de questions auxquelles Jean-Noël Jeanneney, alors directeur de la Bibliothèque Nationale de France, apporte des éléments de réponse. 

 


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 19:14

2003

Décembre: Lancement par Google de la version bêta  de Google Print dont le but est de permettre au moteur de recherche d’effectuer des recherches sur des extraits de livres.

2004

Octobre: présentation de Google Print à la foire du livre à Francfort. Objectif annoncé : la numérisation de 15 millions de livres en 10 ans. Le projet ne concerne à l’origine que les livres en anglais. Le projet affichera des courts extraits (3 à 5 lignes) à partir d’un extrait recherché.

Décembre: Google signe des ententes de numérisation avec des bibliothèques (New York Public Librairy, Bibliothèque d’Oxford, d’Harvard, et de Stanford)

2005

Janvier: Réaction du directeur de la BNF, Jean-Noël Jeanney  qui craint une « américanisation » de la culture.

Avril: Inauguration de la « Grande Bibliothèque » de Montréal, jeanney appelle la création d’une bibliothèque virtuelle au nom de la « diversité culturelle »

Août: arrêt temporaire du projet Google  Print  devant les critiques

Septembre 2005 :Les auteurs Daniel Hoffmann, Betty Miles et Herbert Mitgang, en collaboration avec  The Author Guild déposent une poursuite contre Google pour violation du droit d’auteur et demandent la cessation de la numérisation.

Novembre: reprise de la numérisation  des livres par Google.  L’American Publisher Library s’associe à The Author Guild pour porter plainte.

Novembre: Google Print devient Google Book Search

2006

15 mars: Accord entre Google et les éditeurs québécois pour permettre à des ouvrages québécois d’être affichés dans le moteur de recherche.

Juin: Le groupe La Martinière, Le Syndicat National de l’Edition et la Société des gens de Lettres intentent en France une action en justice contre Google pour « contrefaçon ».

Août: la Bibliothèque de l’Université de Californie devient partenaire de Google

2007

Mai: La bibliothèque de Lausanne devient partenaire de Google

2008

Juillet: La Bibliothèque de Lyon devient partenaire de Google : elle donne accès à 500 000 livres du domaine public.

Octobre: Un important règlement intervient entre The American Publishers Association, The Auhtors Guid et Google. Ce règlement pourrait coûter à Google 125 millions de dollars. Le texte de ce règlement fait 141 pages et comprend 13 annexes totalisant 114 pages.  Le règlement devrait être entériné par le tribunal de New York le 11 juin 2009.

20 Novembre : Lancement de la Bibliothèque Numérique Européenne  « Européana »

2009

Février: les auteurs et éditeurs québécois reçoivent un avis de 16 pages en français résumant les points les plus importants du règlement

22 Avril: L’Association nationale des éditeurs de livres recommande à ses membres de se retirer de l’accord.

5 mai: Tous les titulaires de droits qui ne se seraient pas manifestés auprès de Google sont réputés faire partie de règlement et être en accord avec lui.

Mai: devant les requêtes venues de partout dans le monde pour réclamer du temps pour étudier le règlement, les échéances pour présenter des objections au règlement ou se retirer du règlement sont repoussées au moi de septembre.

18 Septembre: le département de la Justice américain qui enquête sur la conformité du règlement à la Loi dépose un document très critique à l’égard du règlement et scelle la nécessité de le modifier.

18 décembre: Google est condamné à verser 300 000 euros de dommages et intérêts au Groupe La Martinière pour la numérisation illégale de 300 ouvrages. Le tribunal interdit aussi la numérisation. Google fait appel.

13 novembre: Google et les groupes représentant les auteurs déposent de nouveaux amendements.

19 novembre : le tribunal de New York approuve le nouveau règlement.

14 décembre : un Avis supplémentaire est présenté en français.

2010

18 février : audience finale devant le juge Denny Chin

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 16:09

 

google watching you independent newspaper 24 may 20071Le 7 décembre dernier Google annonçait officiellement  l'intégration de la recherche en temps réel ; c'est-à-dire la possibilité de voir apparaître en temps réel les résultats de recherche issus de blogs, de sites d'actualité et de réseaux sociaux. Celà aura été rendu possible par des accords de partenariats entre le géant Google et les services Facebook, MySpace, FriendFeed, Jaiku, Identi.ca, et Twitter.

Cette nouvelle prouesse technologique made in Google - disponible actuellement uniquement sur la plateforme américaine  - devrait rapidement faire son apparition sur les autres versions locales.

Interrogé sur une requête (une question), Google affichera alors en continu les résulats obtenus sur la quasi-totalité de la toile. Ceux-ci défileront  comme la bande d'actualité que l'on voit apparaître en bas de nos écrans TV. Les résultats les plus récents chassent les plus anciens qui disparaissent de la première page de résultats (la seule lue des internautes).

Cette nouvelle option comporte cependant un certain nombre de réserves qu'il convient de formuler :
  • La vitesse de défilement des résulats (liée à la réactivité du web sur la requête concernée) rend difficile la lecture des résultats eux-mêmes sur les sites les plus riches en actualités.
  • Le classement des résultats (le fameux et trés mystérieux pagerank) ne répond plus alors à une exigence de pertinence (les premiers résulats affichés = les résultats les plus proches des informations recherchés) mais sont soumis à l'arbitraire de la chronologie de leur apparition. Les premiers résultats affichés seront ceux qui seront apparus -ou qui auront été détectés - les premiers, seuls les résultats les plus récents seront encore affichés).
  • La recherche d'information sur les pages de résultat devient, du fait du défilement continu des résultats, une tâche accobatique où il faut "suivre" le site recherché tout au long de sa pérégrination sur les pages de résulats. Ainsi, un site web que l'on aurait identifié sur la première page de résulat à un instant "t" sera quelques secondes plus tard relégué en seconde page voir encore plus bas en fonction de la vitesse de défilement.
  • Et la réserve peut-être - la plus importante, du moins à mes yeux : celle de l'usage et des limites d'une pareille option. En effet,si le fait de pouvoir avoir un apperçu rapide et (quasi) exhaustif de l'actualité d'un thème peut avoir un certain intérêt pour les professionnels de l'information (documentalistes, responsables de veille, etc.), veille technologique, intelligence économique, formation continue, etc.  On peut toutefois légitimement s'interroger sur l'utilité d'un outil qui affiche en continu, seconde par seconde tout - ou presque - ce que la toile produit en matière d'informations : pages de site web, articles de blogs, commentaires d'articles de blogs, messages sur les différents réseaux sociaux, etc. Et ce quelque soit leur fiabilité, leur qualité éditoriale (et l'on sait combien les réseaux sociaux regorgent de la "prose" d'adolescents en mal de reconnaissance! 
  • Enfin, s'il était déjà nécessaire d'évaluer systèmatiquement les résultats de requêtes produits par Google par l'identification de la source des sites affichés (auteur, organisme, etc.)  afin d'évaluer leur crédibilité, leur pertinence, l'accessibilité et la fraicheur des informations ; cette évaluation va être rendu indispensable au vu de la profusion des sources d'information recueillies ... mais encore plus difficile - voir quasi impossible - au vu de l'aspect dynamique qui ne permet plus - faute de temps - d'identifier ces informations vitales.
Ainsi, à vouloir faire "toujours plus vite", il semblerait que Google se soit cette fois fourvoyé dans un outil inutile sans réel intérêt.

3. Toujours plus vite

 

Google croit en la disponibilité de l'information. Vous avez besoin de réponses et vous les voulez maintenant. Nous ne pouvons qu’acquiescer. Google est probablement la seule société au monde dont l'objectif avoué est de faire en sorte que ses visiteurs quittent son site aussi vite que possible. En éliminant, parfois jusqu'à l'obsession, le moindre bit de donnée superflu de nos pages et en optimisant le traitement des résultats, nous avons battu nos propres records de vitesse à de multiples reprises. Certains estimaient auparavant que des serveurs gigantesques étaient le meilleur moyen de gérer de grandes quantités de données. Google, pour sa part, a découvert que la mise en réseau de PC était plus rapide. Là où d'autres acceptaient les limites de vitesse apparentes imposées par les algorithmes de recherche, Google a écrit de nouveaux algorithmes qui se sont révélés sans limite. La société continue de rendre son système encore plus rapide.

Google, site officiel: notre philosophie, la philosohie d'entreprise Google en dix point [en ligne], édition 2009, disponible sur http://www.google.fr/corporate/tenthings.html

 

Pour tester le gadget : link

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Présentation

  • : Considérations Intempestives
  • Considérations Intempestives
  • : En 1873, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche publiait ses "considération intempestives " en réaction aux dérive de son époque : fièvre identitaire, dérive nationaliste, Enquistement dans la pensée unique. Aujourd'hui, la philosophie, à son tour, s'est peu à peu laissée gagnée par le mal du temps (Il n'y a qu'à lire quelques lignes de Ferry, Finkielkraut et consorts pour s'en convaincre). Seul le roman noir et quelques irréductible philosophes continuent à brandire le pavillon de la critique ... Ce sont eux que je désire vous faire connaître.
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  • Petrus002
  • Passionné de littérature, de culture et d'art avec une prédilection pour les polars et le jazz, l'auteur désire simplement partager sa passion.
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